Adieu 2025, une belle année…

Adieu 2025, une belle année… pour les oiseaux du jardin. On n’a jamais vu autant de mésanges, de merles, de rouges-gorges, de troglodytes mignons, de rouges-queues, de grives, de pinsons… et, plus discrets, les piverts et les pics épeiches. Sans oublier le retour invisible mais sonore du hibou et de la chouette effraie. Seuls le héron et le martin-pêcheur gardent jalousement l’adresse et le contrôle exclusif du ruisseau et de l’étang.

Merci à la météo ? Merci aux agriculteurs ? Merci aux esprits de la forêt ?

Promesse ?

Dans la noirceur de l'hiver
renaît la grande férule
promesse de justice

La férule de la justice frappera-t-elle les nouveaux barbares ? La belle Ferula communis fleurira-t-elle cette année ? Rien n’est moins sûr. Mais on peut rêver…

On peut rêver qu’en avril, la grande férule dressera sa belle architecture végétale aux allures de niwaki.

On peut rêver qu’en mai, elle déploiera ses grandes ombelles d’un jaune d’or éclatant.

La grande férule en majesté

Soleil des Hellènes

Délices des abeilles

Originaire du bassin méditerranéen mais résistante au froid comme à la sécheresse, la Grande Férule doit son nom à Pline l’Ancien, « ferula » signifiant en latin « la férule », « la cravache ». Sa tige sèche servait de baguette pour guider la lecture des élèves au tableau et, sans doute, à administrer quelques corrections.