Blah, blah, blah…

Que même Boris se dise « déçu », cela donne une idée du naufrage. Le président de la COP26, lui, se dit « profondément désolé ». Inutile de lire le « Pacte de Glasgow » pour comprendre que ce 26ème « sommet » n’aura produit qu’une énorme quantité de CO2. Et pendant ce temps, quelques irréductibles font leur travail de « colibri »

Les pieds dans le potager, la tête dans la canopée…

Cabane « Arbràmâne » – Vit tel ta nature

…on peut encore rêver. Ou vivre le rêve de devenir écureuil le temps d’un séjour dans le domaine de Vit tel ta Nature

Bizarre, bizarre…

Des fleurs attendues au printemps qui fleurissent en été, d’autres qui disparaissent, dissoutes par les pluies et celles qui réapparaissent, ressuscitées par les pluies… . D’autres encore ont tant attendu leur heure qu’elles prennent des proportions inattendues…

Les cosmos, restés chétifs tout l’été, atteignent près de 2 mètres 50 de hauteur et leur floraison est bien décidée à résister aux petits matins frileux.

Des rhododendrons en fleurs (timides) dans le sous-bois, un hydrangéa qui donne sa première fleur en même temps que le rougissement de son feuillage, les lis de Guernesey qui se réveillent enfin…

Et les couleurs incomparables de l’automne. Sur fond d’ocres et de terra cota, le feuillage de l’hortensia bleu prend des nuances d’améthyste au violet profond.

Un dernier petit matin aux couleurs d’été indien…

Des mots pour voir

Pied fuseleux ou claviforme, chapeau cireux ou floconneux, lamelles adnées ou décurrentes… je reste fascinée par la richesse du lexique des mycologues. Une invitation à ouvrir les yeux pour bien nommer. Si le mot nous manque, serait-ce que nous n’avons jamais pris le temps de regarder la beauté de la nature ?

Les Japonais ont un mot pour nommer les rayons du soleil qui se dispersent à travers les feuilles des arbres : « komorebi ».

Ils pratiquent le « Shinrinyoku », le bain de forêt, pour trouver l’harmonie et la santé au contact des arbres. Son importation se traduit évidemment par le mot beaucoup moins poétique de « sylvothérapie ».

Le plus beau, le plus émouvant, le plus sage, « wabi-sabi » : la quête de la beauté dans les imperfections de la vie, dans l’impermanence de la création, le cycle naturel de croissance et de décroissance.

En allant aux girolles…

De la mousse, de l’humidité, de la douceur et cette « balise » lumineuse née d’un pin fraîchement brisé… la cueillette des girolles ne pouvait qu’être miraculeuse.

Patience, patience…

On les dit faciles à vivre, faciles à cultiver. Juste un peu de patience pour les voir fleurir en octobre, comme des cierges d’argent émergeant des feuilles mortes. Chez nous, il a fallu quatre ans de patience. Plantées à la mi-ombre du grand hêtre sur la pente qui mène à l’étang, elles n’ont donné que quelques feuilles chétives. Replantées il y a deux ans à l’ombre du tilleul en compagnie des astilbes, on les avait oubliées. Mais voilà qu’elles ont enfin fleuri ! Au bout de quatre ans de patience. Cadeau des pluies de l’année sans doute…

Cierge d’argent, Cimicifuga, Actaea matsumurae White Pearl 

Rouges et ors

Passons passons puisque tout passe

Je me retournerai souvent

Les souvenirs sont cors de chasse

Dont meurt le bruit parmi le vent

Guillaume Apollinaire

La plaine des Vosges a déjà pris les couleurs flamboyantes de l’automne. Dans notre jardin placé sous la protection de la forêt, les hêtres et les érables du jardin en sont encore aux premiers ors. Comme un cadre pour les rouges et les pourpres de la vigne vierge…

La tête haute

Cette fois, ils sont venus du Sud. La pluie, encore la pluie, et le vent. Le vent est tiède, la pluie est beaucoup moins douce. Les asters, les anaphalis, les anémones du Japon, toutes les vivaces qui portent haut leurs couleurs d’automne se retrouvent à genoux. Seuls les orpins gardent la tête haute. Mieux : ces succulentes, réputées apprécier la sécheresse, sont plus épanouies et colorées que jamais.

Les Asters novi-belgii ‘Schöne von Dietlikon’ se sont couchées sous la protection du cornouiller de Tartarie qui commence à rougir.

Parmi les asters géants d’automne, les Asters novi-belgii ‘laevis Calliope’, comme les ‘Schöne von Dietlikon’, résistent bien à l’oïdium mais pas au vent mouillé. La plantation d’arbustes coupe-vent a commencé.

Sauvées des eaux…

Brumes

Brumes de septembre

vapeurs matinales

réveils de douceur

Brouillard d’asters…

vaporeux le matin, luxuriants au soleil de midi…

Le calme avant la tempête…

Bleu forêt

Ceci n’est pas une pub pour une estimable marque vosgienne mais un écho au bel article de Tout l’opéra (ou presque) dédié aux notes bleues. Entre Rachmaninov et Miles Davis, Jean-Louis évoque Rimbaud et son sonnet des « Voyelles » :

 « O, suprême Clairon plein des strideurs étranges »

Je n’avais jamais été convaincue par cette association du O et du bleu. Jusqu’à ce silence qui a suivi le « Blues » de Ravel. Silence rompu par le « suprême clairon » du brame, tout près dans la forêt…

Campanules sauvages dans l’ombre du sous-bois

Le magnifique cerf de la photo a bramé sur le blog aux mille oiseaux et animaux des bois Palette de couleurs .