D’alertes vigilance en restrictions sécheresse, on a oublié les arrosages depuis longtemps. En ce septembre au ciel désespérément radieux, arbustes, rosiers et vivaces luttent pour la survie, tout comme les carpes confinées dans un étang réduit à portion congrue. Reste cependant un petit paradis qui regorge de santé et de vitalité. Si bien qu’il y en aura bientôt un second.
Tout a commencé il y a sept ans en creusant un bassin au centre du « jardin de moines » pour l’animer d’un petit jet d’eau. Les grenouilles sont arrivées la nuit de la mise en eau. Les nénuphars y ont vite trouvé leurs aises et les grandes libellules se sont mises à patrouiller agressivement à sa surface.


La pompe solaire n’a pas survécu et on a laissé la vie s’organiser à sa guise pour le grand bonheur des grenouilles, des tritons, des insectes, des oiseaux et… des algues qui y prospèrent un peu trop bien. L’expérience de cette année : l’installation de trois îles flottantes aux plantes oxygénantes et purifiantes.



Après quelques jours de doute, les petites pousses ne payaient pas de mine, et après un mois d’acclimatation dans des bassines à l’abri sur la terrasse, les îles sont mises à l’eau le 1er mai.

Iris jaune (Iris Pseudacorus), acore panaché (Acorus Calamus Variegatus), crassule recourbée (Crassula Recurva), myriophyllum (Myriophyllum Brasiliensis), les plantes à tige haute purifient l’eau par leurs racines, les espèces rampantes absorbent les nutriments à la surface. Et les nénuphars limitent l’évaporation et protègent les grenouilles des attaques du héron et du martin-pêcheur.

Une oasis au milieu d’un désert d’herbes grillées. L’an prochain, il y en aura une autre. Le chantier de l’automne est lancé avec un bassin préformé qui apportera de la fraîcheur dans les massifs tout près de la maison…






























