Plan canicule 2020 (4)

L’été 2018 déjà, nos hortensias avaient triste mine, des hortensias trentenaires qui faisaient la fierté des anciens propriétaires . Cette année, le mois de juin a passé ce mur de fleurs au gril. Pas question de déplacer cet alignement d’arbustes devenus imposants et aux racines entremêlées, refuge des rouges-gorges et de toute une faune invisible qui échappe même aux chats.

Même en lisère de forêt, cette bordure exposée à l’Est ne supportera pas une canicule de plus. La solution, espérons-le, est de leur faire de l’ombre. Ils auront donc une pergola de branches de saules qui va se couvrir de glycines et de chèvrefeuilles.

Et, au milieu du jardin de moines, encore de l’ombre, avec une treille qui va se couvrir de rosiers lianes : American Pillar et New Dawn. Et peut-être que les clématites daigneront enfin pousser en si bonne compagnie…

Le feu et la glace

17 novembre, 9 heures du matin, zéro degré exactement. Le soleil cherche à émerger de la brume, juste assez chaud pour réveiller les derniers feuillages, pas assez pour dissoudre le givre…

L’automne fut si doux que certains n’ont pas vu l’hiver venir…

Les hydrangeas sont un peu chiffonnés mais les vernonies, les saules tortueux, les saules crevettes font de la résistance.

Octobre à Gondremer

Entre jardin botanique et jardin paysager, le jardin de Gondremer est en fait un jardin botanique paysager. Au creux d’une vallée vosgienne, en forêt de Rambervillers-Autrey, il met en scène 4000 plantes dont la finesse évoque les jardins japonais.

L’étang de Gondremer aux couleurs de l’automne.

A la première visite, on est ébloui par l’harmonie des lignes et des couleurs…

A la seconde visite, on commence à prendre la mesure de la richesse des collections.

Et il en faudra beaucoup d’autres pour apprécier les nuances des 1 500 azalées et rhododendrons, des centaines de kalmia, pieris, érables du Japon…

Gondremer est un jardin généreux par ses collections (reconnues comme « Collections Nationales » par le Conservatoire Français des Collections Végérales Spécialisées. Il l’est aussi par l’accueil et la volonté de ses créateurs de partager leurs connaissances. Le plan offert à l’entrée du jardin localise cinquante arbres et arbustes remarquables et les autres plantes sont utilement étiquetées pour les jardiniers en quête d’inspiration.

Le jardin de Gondremer n’a « que » 45 ans. Voilà qui est encourageant. Tant de variété, de densité, de volumes, qui se fondent ou se découpent en harmonie, laissent penser à un jardin très ancien. de Même sans avoir l’ambition du couple de créateurs qui se sont lancés dans cette aventure en 1974, on peut espérer arriver à sculpter son petit bout de paysage en quelques années…

Jardin botanique de Gondremer : http://www.gondremer.com

Et à quelques centaines de mètres de là, l’Abbaye d’Autrey, son jardin, sa pépinière…

Il y aura du parfum pour la Saint-Valentin

Le Sarcococca confusa porte bien son nom. Il produit des fruits tout en bourgeonnant. Mais peu importe, son beau feuillage brille tout au long de l’année. Ses petites fleurs blanches restent très discrètes mais quel parfum ! Plus envoûtant que le jasmin en plein hiver !

Les baies roses qui sont apparues en été deviendront de grosses perles noires et brillantes cet hiver. Les fleurs blanches resteront toutes petites mais quelle fragrance ! Planté à la mi-ombre et à l’abri du vent au pied du perron de la maison, il a survécu à quelques journées de froid très rude. Pour lui tenir compagnie : un osmanthe et un nandina :

L’osmanthe et le nandina fleurissent comme ils n’ont jamais fleuri depuis leur plantation il y a cinq ans. Et, comme le sarcocca, ils ont bien résisté au froid, avec quelques jours de gelées sévères sous voile d’hivernage.