Blah, blah, blah…

Que même Boris se dise « déçu », cela donne une idée du naufrage. Le président de la COP26, lui, se dit « profondément désolé ». Inutile de lire le « Pacte de Glasgow » pour comprendre que ce 26ème « sommet » n’aura produit qu’une énorme quantité de CO2. Et pendant ce temps, quelques irréductibles font leur travail de « colibri »

Les pieds dans le potager, la tête dans la canopée…

Cabane « Arbràmâne » – Vit tel ta nature

…on peut encore rêver. Ou vivre le rêve de devenir écureuil le temps d’un séjour dans le domaine de Vit tel ta Nature

Qu’aurait pensé Jean-Marie ?

Vingt-cinq hectares ! Le Jardin botanique Jean-Marie Pelt est le plus grand jardin botanique « urbain » de France. Pas question pourtant d’y entrer sans passeport sanitaire.

Jardin botanique Nancy

Heureusement le parc de la Pépinière est ouvert aux naufragés, rejetés des terrasses de la Place Stanislas…

Blanc Notre-Dame

La fièvre du jardinage s’est abattue sur l’Alsace-Lorraine. Les pépiniéristes de la fête des plantes de l’Abbaye d’Autrey n’avaient jamais vu cela : une noria de brouettes, poussées par les scouts en grande tenue, transportant de futurs jardins vers les parkings. Il a fallu aussi revenir aux fondamentaux : « oui, celui-là va perdre ses feuilles en automne », « attention, c’est un arbre qui va atteindre six à huit mètres ! », « celui-là pousse très lentement , trois centimètres par an »… Beaucoup plus compliqué que prévu, le jardinage! Mais la visite du jardin de l’abbaye ouvre de si belles perspectives…


L’Abbaye d’Autrey et son jardin : https://www.abbayedautrey.com


Dracula’s kiss

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes botanistes ? Cerveau inadapté à la rigueur scientifique, interdiction d’embarquer sur un navire d’explorateurs, bien sûr, mais encore… l’inconvenance de la discipline. Entre les « phalles impudiques » et tout le répertoire des tentations de Vénus, la botanique est un cabinet de curiosités indécentes. Le grand Carl von Linné était un pornographe infréquentable. Heureusement les inventeurs de nouvelles variétés sont restés fidèles aux traditions suggestives.

En pleine floraison dans l’exposition du Jardin botanique Jean-Marie Pelt de Nancy, ce grand iris a été bien nommé par son obtenteur, Schreiner. Pétales poupre foncé, sépales noir poupré et barbes rouge orange, ce Dracula’s kiss a une lourde parenté :  (( ‘Old Black Magic‘ x ‘Satin Satan’) x  (pollen parent of ‘Diabolique’ x ‘Black Tornado’)) X ‘Local Color‘. On comprend que l’étude de la botanique était interdite aux femmes…

Iris Neige de mai (Jardin botanique de Nancy)

Pendant des siècles, il a été inconcevable que les fleurs, symbole de pureté, soient les organes sexuels des plantes. « La folle histoire des plantes » raconte combien cette découverte est récente. Et combien elle a été difficile à accepter :

Extrait, à na pas manquer, de l’épisode 7 « Cachez ce sexe… » de La folle histoire des plantes

Jardins de l’abbaye d’Autrey

Dédiés à la Vierge Marie, les jardins de l’abbaye d’Autrey célèbrent la couleur blanche dans toutes ses nuances. Rosiers lianes, immortelles, asters, glycines, hydrangéas, des plus discrètes aux plus spectaculaires, les fleurs blanches rythment les parterres et les massifs.

De l’entrée de l’abbaye, on progresse ainsi dans une succession de carrés bordés de buis, façon jardin de curé, pour accéder au jardin à l’anglaise…

Des glycines sous toutes les formes, sur les façades, en arches, en arbres, en pergolas, en massifs… il faudra revenir les admirer en pleine floraison.

Les chambres d’hôtes et leur jardin

En revanche, les asters, les campanules, les hydrangéas et autres plantes de bruyère restent très généreux…

…comme la collection d’hostas.

Et puis, il reste à explorer la grande variété d’arbres, de la bambouseraie aux arbustes de terre marécageuse, les platanes centenaires comme les érables du Japon…

Plus de détails sur l’Abbaye Notre-Dame d’Autrey aux bons soins de la communauté des Béatitudes : www.abbayedautrey.com

Berchigranges au mois de juillet

Luxuriant, dégoulinant de rosiers lianes et de clématites, oscillant au rythme des longs épis de veronicastrum, de persicaires, d’érémerus, de digitales, de molènes, de campanules lactiflora… c’est l’été au jardin de Berchigranges.

Ce foisonnement est mis en scène sur un tapis de velours vert, cet incroyable gazon qui met en arrêt le visiteur quand il pose le pied dans le jardin…

…et qui l’invite à poursuivre la visite les pieds nus, entre les massifs comme sur le pont « végétal ».

Rappel à la réalité du moment : la bibliothèque habituellement ouverte est fermée pour cause de confinement.

Dommage : une petite halte dans le cabanon pour feuilleter les revues de jardinage, les manuels de jardinage ou les « beaux livres » dédiés aux jardins du monde ajoutait au plaisir de la visite.

« Vaut le voyage » : Jardin de Berchigranges

Berchigranges au mois de mai

Ambiance euphorique autour du lac de Gérardmer : les « déconfinés » retrouvent la nature et la liberté. On redécouvre les joies du déjeuner sur l’herbe et des balades au bord de l’eau. On se sourit, on se salue, on se souhaite une belle promenade comme si, pour chacun, c’était « la première fois ».

A quelques kilomètres du lac, le jardin de Berchigranges. L’atmosphère y est plus feutrée mais tout aussi euphorique et la visite a elle aussi un parfum de « première fois », même pour les visiteurs les plus fidèles.

Banc végétal pour la contemplation d’un Cornus Kousa monumental

Confinement oblige, on a manqué le spectacle des narcisses et des jonquilles et les floraisons ne sont pas encore spectaculaires. Mais c’est l’occasion de découvrir de petits trésors végétaux plus discrets.

La ronde des euphorbes

Le jardin de mousses inauguré l’an dernier a pris une belle densité. Le manteau de lichens a complètement arrondi les angles de l’éboulis de roches.

Et ceux qu’on attend tous sont déjà là : les pavots bleus de l’Himalaya.

C’est grâce au succès de leur pétition que les jardins de Berchigranges, des Panrées et de Callunes ont pu ouvrir leurs portes :

https://www.change.org/p/ouvrez-les-jardins?signed=true

« …Pourquoi ne pas considérer les bienfaits apportés par une promenade dans un jardin comme absolument nécessaires et bénéfiques aussi bien physiquement que psychologiquement après cette lourde épreuve du confinement ? »

Le site du jardin de Berchigranges : http://www.berchigranges.com

Octobre à Gondremer

Entre jardin botanique et jardin paysager, le jardin de Gondremer est en fait un jardin botanique paysager. Au creux d’une vallée vosgienne, en forêt de Rambervillers-Autrey, il met en scène 4000 plantes dont la finesse évoque les jardins japonais.

L’étang de Gondremer aux couleurs de l’automne.

A la première visite, on est ébloui par l’harmonie des lignes et des couleurs…

A la seconde visite, on commence à prendre la mesure de la richesse des collections.

Et il en faudra beaucoup d’autres pour apprécier les nuances des 1 500 azalées et rhododendrons, des centaines de kalmia, pieris, érables du Japon…

Gondremer est un jardin généreux par ses collections (reconnues comme « Collections Nationales » par le Conservatoire Français des Collections Végérales Spécialisées. Il l’est aussi par l’accueil et la volonté de ses créateurs de partager leurs connaissances. Le plan offert à l’entrée du jardin localise cinquante arbres et arbustes remarquables et les autres plantes sont utilement étiquetées pour les jardiniers en quête d’inspiration.

Le jardin de Gondremer n’a « que » 45 ans. Voilà qui est encourageant. Tant de variété, de densité, de volumes, qui se fondent ou se découpent en harmonie, laissent penser à un jardin très ancien. de Même sans avoir l’ambition du couple de créateurs qui se sont lancés dans cette aventure en 1974, on peut espérer arriver à sculpter son petit bout de paysage en quelques années…

Jardin botanique de Gondremer : http://www.gondremer.com

Et à quelques centaines de mètres de là, l’Abbaye d’Autrey, son jardin, sa pépinière…