Plan canicule 2020 (5)

On s’en doutait, mais tout de même… 45 jours de soleil radieux, 45 jours de sécheresse sur les Vosges ! Les préparatifs pour affronter une nouvelle canicule ont commencé dès l’été dernier en multipliant les coins ombragés mais la terre est terriblement sèche et nous ne sommes qu’en avril.

Oyas « faits maison ».

J’ai suivi les conseils de Ben qui rappelle la technique ancestrale des oyas et les économies d’eau qu’elle permet. L’eau que l’on verse dans le pot enterré se diffuse très lentement à travers la terre cuite dans la profondeur du sol. Je l’ai adaptée façon « récup » en collant ensemble deux pots en terre cuite.

Pas toujours évident à enterrer dans un terrain riche en gros cailloux mais les premiers résultats sont encourageants. Autour des premiers oyas plantés il y a dix jours, les vivaces se développent plus vite !

Les oyas de Ben : https://autonomiejardin.com/category/arroser/

Plan canicule 2020 (4)

L’été 2018 déjà, nos hortensias avaient triste mine, des hortensias trentenaires qui faisaient la fierté des anciens propriétaires . Cette année, le mois de juin a passé ce mur de fleurs au gril. Pas question de déplacer cet alignement d’arbustes devenus imposants et aux racines entremêlées, refuge des rouges-gorges et de toute une faune invisible qui échappe même aux chats.

Même en lisère de forêt, cette bordure exposée à l’Est ne supportera pas une canicule de plus. La solution, espérons-le, est de leur faire de l’ombre. Ils auront donc une pergola de branches de saules qui va se couvrir de glycines et de chèvrefeuilles.

Et, au milieu du jardin de moines, encore de l’ombre, avec une treille qui va se couvrir de rosiers lianes : American Pillar et New Dawn. Et peut-être que les clématites daigneront enfin pousser en si bonne compagnie…

Plan canicule 2020 (3)

Petit bilan de santé en ces premières semaines d’automne : qui a survécu à cet été torride ? Quelles plantes diviser ou bouturer en prévision de la prochaine canicule ?

Armoises, orpins et pérovskias

C’est le trio gagnant de l’été, avec les santolines et les népétas rampants. Problème : ça fait beaucoup de feuillages argentés tout cela…

L’Armoise arborescente ‘Powis Castle’, l’orpin, l

La mauve en arbre

Ce n’est pas ma préférée mais il faut reconnaître que le jardinier paresseux peut difficilement trouver mieux. Là, en terrain sec, avec un arrosage minimal, elle fleurit en continu. Près de la maison, dans un sol pollué par les chauffagistes, où toutes les plantes sont mortes, elle s’épanouit sans problème. Je vais en faire de nouvelles boutures, inratables, pour les coins les plus difficiles du jardin.

Vernonia

Repérées il y a trois ans au Jardin botanique de Nancy, triomphant de la sécheresse parmi des plantes desséchées, j’en ai planté trois souches et elles ne m’ont pas déçue. Elles forment un énorme massif de 2 mètres de haut à la floraison généreuse (comme celle de asters mais un peu plus précoce) et au feuillage insensible aux maladies. Cet automne, je vais faire une première tentative de division…

Vernonia crinita Mammuth

Immortelles

Bien nommées, car elles reviennent plus vigoureuses année après année, mais un peu décevantes tout de même car la fanaison est vraiment triste. Il faut donc les couper ras dès les premières pluies d’automne. C’est vrai pour l’Anaphalis margaritacea Neuschnee (photographiée avant la pluie à la mi-septembre) comme pour l’ Anaphalis triplinervis, ou Immortelle de l’Himalaya.

Anaphalis Margaritacea

Plan canicule 2020 (2)

Sur la pente qui mène à l’étang, on ne parle même plus de pelouse et on oublie les bordures de fleurettes variées. Pour affronter la prochaine canicule, j’ai planté un haie de sedum spectabile de chaque côté du sentier. Finalement, ce n’est pas plus mal : ils structurent déjà mieux cet espace et ce sera encore plus vrai durant l’hiver.

Comme les sedum se portent mieux que jamais sous ce nouveau climat, je vais en planter davantage en essayant tout de même de ne pas transformer tout le jardin en grande rocaille. D’abord, il serait intéressant de varier les couleurs, je vais approfondir mes recherches du côté de Nature Lupine et de sa visite du jardin d’Astrée.

https://jradinblog.wordpress.com/2019/09/01/asterman-vs-cornus-boy-le-jardin-dastrees-hs/

Plan canicule 2020 – 1er épisode

De retour de notre visite annuelle post-canicule au Jardin Botanique de Nancy, nous avons complété notre catalogue de plantes tous climats. La roseraie complètement grillée (gestion écologique du Jardin oblige), laisse apparaître les survivantes. La plus spectaculaire : Ceratostigma plumbaginoïdes, plante tapissante au joli feuillage vert tendre et aux fleurs d’un magnifique bleu cobalt.

Cerastostigma plumbaginoïdes du Jardin botanique Jean-Marie Pelt de Nancy, survivantes des journées à plus de 40° .

Et dans la rocaille…

Dans la rocaille, la surprise : les Physostegia Virginiana en pleine floraison !