Dans les yeux d'un chat

« Ils sont partout sauf en eux, ces gens qui font le tour du monde. Le plus long voyage que j’ai fait, c’était dans les yeux d’un chat. Les bêtes sont des anges. Leur silence est proche de celui des livres. Leur silence est de l’encre. Il porte une tunique de papier, une ceinture d’encre. Il entre dans notre coeur et il parle. De l’intérieur de nous. Sans mots. »

Christian Bobin, « Un bruit de balançoire », L’Iconoclaste, 2017

Source ArchZine.fr

C’est l’automne, « chaque feuille est une fleur »

Non, l’automne n’est pas une saison triste. C’est aussi la saison du renouveau. « L’automne est un deuxième ressort où chaque feuille est une fleur », disait Camus.

Il y a un mois, le ruisseau étant encore à sec. Mais voilà, le miracle de l’automne s’est à nouveau produit même si l’on n’osait plus y croire ! L’eau coule à flots et la vie renaît. Et les troglodytes mignons (que j’espère un jour réussir à photographier) ne semblent pas perturbés…

Et pourtant le ruisseau est devenu torrent en quelques jours. Il fait le bonheur du martin-pêcheur qui remonte le courant au ras de l’eau mais il effraie les chats…

Ils se tiennent à distance du courant d’air et d’embruns mais c’est certainement le vacarme des chutes d’eau qui les impressionne le plus.

Et voilà qui repose, comme chaque année, la même question : comment aménager les rives d’un ruisseau sec en été et torrentueux quand vient l’automne ? Pour le moment, c’est du genre sauvage : fougères, lichens, jeunes résineux, spirées, herbes folles. Ce joyeux mélange se fond dans les feuillages de la belle saison mais en hiver, il devient bien triste…

Une petite libellule

« Pour moi (Joan Miro), un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges. » Alors que c’est que c’est de l’abeille et du lombric que dépend notre survie…

Ca brûle !

 » L’oasis de l’univers héberge sur son épiderme une nouvelle gale : l’homo faber !  » Jean-Marie Pelt, « Le tour du monde d’un écologiste »

Là, entre les bambous et les graminées, il y avait une mare. Un petit paradis pour les grenouilles. Aujourd’hui, la mare est sèche. Heureusement, les grenouilles ont pu migrer vers l’étang. Mais le niveau baisse là aussi…