Nancy : Jardin éphémère 2019

Sublime place Stanislas, toute d’harmonie et d’équilibre, éblouissante de la lumière de ses pierres et de son pavement. Pas de place pour le végétal si ce n’est les vasques de fleurs sculptées et les fontaines de rocaille encadrées des « portes d’or » de Jean Lamour. Le décor est toujours aussi spectaculaire pour le « jardin éphémère ». Cette année, les jardiniers de Nancy veulent, par l’éphémère, laisser leur « EMPREINTE » sur le visiteur.

L’ « empreinte » de Nancy, c’est d’abord l’art nouveau et les jardiniers ont choisi pour première source d’inspiration le monde d’Emile Gallé. Pas ses iris, ses ombellifères ou ses feuilles de gingko mais moins évident : le monde marin et ses motifs décoratifs comme « La Main aux algues et aux coquillages ».


Oursins ferrugineux et oursins méduses flottent entre l’eau et l’azur.
Les oursins luminescents au crépuscule
Une fontaine de verre pour Stanislas le Bienfaisant

L’ « empreinte » des jardiniers de Nancy se veut aussi écologique, bien sûr : tout Nancy a été invité à participer à la collecte du verre. On le retrouve dans la bordure ajourée qui délimite le jardin aquatique créé autour de la statue du bon roi Stanislas.

Empreinte écologique de la déforestation traduite en un jardin de braises et de cendres autour de quelques survivants. Tristes tropiques…

« Empreinte » digitale et ligne de vie. Comme Madame Irma, les jardiniers sont allés chercher l’inspiration dans la paume de la main.

Belle métaphore en racines, en tiges, en feuilles et en fleurs : des lignes de vie qui dessinent le jardin.

Ligne de vie
Dahlias flottant
Symphonie en bleu

https://www.tourisme-lorraine.fr/a-voir-a-faire/agenda/737005238-jardin-ephemere-nancyardin éphémère

Un jour de pluie au jardin

Un peu d’eau et, c’est magique comme l’alchemille, tout revit !

Même ceux qu’on n’espérait plus voir surgir se sont réveillés…

Et, comme toujours, l’angélique garde la tête haute.

Grands travaux aquatiques

L’étang est à son niveau le plus bas. Le bon moment pour faire le ménage car, de toute évidence, les nénuphars et les graminées adorent l’eau chaude.

En deux ans, ils se sont multipliés à vitesse grand V au point que les feuillages étouffent les fleurs de nymphéas et menacent peut-être la vie des profondeurs.

Il était temps d’éclaircir tout cela. Mais nous avons dû nous avouer vaincus et appeler du renfort. L’arrachage des racines de nénuphars comme des rhizomes des graminées relève des travaux d’Hercule.

Travail ingrat pour un résultat assez désolant. Visuellement seulement. L’étang et ses habitants, carpes, brochets et goujons, couleuvres et grenouilles, sans oublier les campagnols amphibies, vont pouvoir respirer.

Pour limiter la repousse au moins sur le talus (car nous ne nous faisons pas d’illusion, elles repousseront !), nous tentons la technique de la barrière anti-rhizomes. Et nous cherchons des espèces de plantes capables de concurrencer les graminées…

Scintillements

C’est dans la Forêt de Darney qu’est née la verrerie de Passavant-la-Rochère. La plus ancienne verrerie encore en fonction après cinq siècles de production et de création. A côté de l’usine, une galerie d’art pour des artistes-verriers en résidence et… un jardin japonais. Tout y est légèreté : les feuillages des érables, les bambous, les libellules et le scintillement des lentilles de verre de couleur en suspension sur le petit étang.

Lentilles de verre multicolores en suspension sur l’étang du jardin japonais de la verrerie de Passavant-la-Rochère.

La verrerie de Passavant-la-Rochère : http://www.larochere.com

Une petite libellule

« Pour moi (Joan Miro), un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges. » Alors que c’est que c’est de l’abeille et du lombric que dépend notre survie…

Plan canicule 2020 (2)

Sur la pente qui mène à l’étang, on ne parle même plus de pelouse et on oublie les bordures de fleurettes variées. Pour affronter la prochaine canicule, j’ai planté un haie de sedum spectabile de chaque côté du sentier. Finalement, ce n’est pas plus mal : ils structurent déjà mieux cet espace et ce sera encore plus vrai durant l’hiver.

Comme les sedum se portent mieux que jamais sous ce nouveau climat, je vais en planter davantage en essayant tout de même de ne pas transformer tout le jardin en grande rocaille. D’abord, il serait intéressant de varier les couleurs, je vais approfondir mes recherches du côté de Nature Lupine et de sa visite du jardin d’Astrée.

https://jradinblog.wordpress.com/2019/09/01/asterman-vs-cornus-boy-le-jardin-dastrees-hs/

Asterman VS Cornus Boy : le jardin d’Astrée [HS]

A ne pas manquer : la belle plate-bande de sedum roses, blancs, violets.

Nature Lupine

J’exerce finalement l’un des plus beaux métiers du monde. A mon sens en tout cas. J’écris sur les plantouilles, la nature et le jardin. Et de temps à autre, on m’envoie chez un jardinier réputé pour diverses raisons.

Voilà pourquoi, je me suis retrouvé cette semaine dans le jardin d’Astrée de Stéphane Decriem alias « Asterman » à Haverskerque dans les « Hauts-de-France ».

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Abeille charpentière ?

Dans la série des nouveaux visiteurs de l’été, voici une énorme butineuse. Ses ailes bleutées et irisées paraissent bien petites pour déplacer ce corps volumineux. Il semble qu’il s’agit d’un xylocope. Mais le corps n’est pas noir, plutôt marron. Merci à l’entomologiste qui m’aidera à l’identifier…

Tellement costaude la bestiole que la guêpe paraît bien fragile.

Il faut dire que, s’il s’agit bien du xylocope, il lui faut de la puissance pour creuser le bois. Les abeilles charpentières ou perce-bois auront de quoi travailler vu l’état de la forêt !

Ca brûle !

 » L’oasis de l’univers héberge sur son épiderme une nouvelle gale : l’homo faber !  » Jean-Marie Pelt, « Le tour du monde d’un écologiste »

Là, entre les bambous et les graminées, il y avait une mare. Un petit paradis pour les grenouilles. Aujourd’hui, la mare est sèche. Heureusement, les grenouilles ont pu migrer vers l’étang. Mais le niveau baisse là aussi…