Il y aura du parfum pour la Saint-Valentin

Le Sarcococca confusa porte bien son nom. Il produit des fruits tout en bourgeonnant. Mais peu importe, son beau feuillage brille tout au long de l’année. Ses petites fleurs blanches restent très discrètes mais quel parfum ! Plus envoûtant que le jasmin en plein hiver !

Les baies roses qui sont apparues en été deviendront de grosses perles noires et brillantes cet hiver. Les fleurs blanches resteront toutes petites mais quelle fragrance ! Planté à la mi-ombre et à l’abri du vent au pied du perron de la maison, il a survécu à quelques journées de froid très rude. Pour lui tenir compagnie : un osmanthe et un nandina :

L’osmanthe et le nandina fleurissent comme ils n’ont jamais fleuri depuis leur plantation il y a cinq ans. Et, comme le sarcocca, ils ont bien résisté au froid, avec quelques jours de gelées sévères sous voile d’hivernage.

Multiplication « expérimentale » des dahlias

De petites feuilles vert tendre se dressaient au milieu des beaux feuillages noirs des dahlias Nirvana. J’ai cru à une montée d’adventices avant de réaliser que je venais d’arracher des graines germées…

Graines de dahlias en pleine germination

…graines germées aussitôt repiquées !

J’ignore si cette méthode de reproduction est viable mais tous les espoirs sont permis. J’attends donc la naissance de beaux plants aux feuillages noirs et vigoureux, résistant à toutes les maladies.

Merci à la salamandre

Comme les cèpes et les coulemelles qui se ramassent par kilos, les salamandres sortent de leur cachette. En voici une qui veille la nuit sur les boutures et les jeunes pousses.

Salamandre tachetée

Plan canicule 2020 (3)

Petit bilan de santé en ces premières semaines d’automne : qui a survécu à cet été torride ? Quelles plantes diviser ou bouturer en prévision de la prochaine canicule ?

Armoises, orpins et pérovskias

C’est le trio gagnant de l’été, avec les santolines et les népétas rampants. Problème : ça fait beaucoup de feuillages argentés tout cela…

L’Armoise arborescente ‘Powis Castle’, l’orpin, l

La mauve en arbre

Ce n’est pas ma préférée mais il faut reconnaître que le jardinier paresseux peut difficilement trouver mieux. Là, en terrain sec, avec un arrosage minimal, elle fleurit en continu. Près de la maison, dans un sol pollué par les chauffagistes, où toutes les plantes sont mortes, elle s’épanouit sans problème. Je vais en faire de nouvelles boutures, inratables, pour les coins les plus difficiles du jardin.

Vernonia

Repérées il y a trois ans au Jardin botanique de Nancy, triomphant de la sécheresse parmi des plantes desséchées, j’en ai planté trois souches et elles ne m’ont pas déçue. Elles forment un énorme massif de 2 mètres de haut à la floraison généreuse (comme celle de asters mais un peu plus précoce) et au feuillage insensible aux maladies. Cet automne, je vais faire une première tentative de division…

Vernonia crinita Mammuth

Immortelles

Bien nommées, car elles reviennent plus vigoureuses année après année, mais un peu décevantes tout de même car la fanaison est vraiment triste. Il faut donc les couper ras dès les premières pluies d’automne. C’est vrai pour l’Anaphalis margaritacea Neuschnee (photographiée avant la pluie à la mi-septembre) comme pour l’ Anaphalis triplinervis, ou Immortelle de l’Himalaya.

Anaphalis Margaritacea

Couleurs d’automne

Sous la garde de notre dernier canard (les autres, les vrais, ont fui les attaques des buses et des milans), le jardin a repris des couleurs : du vert sur la pelouse et toutes les nuances de l’or au rouge dans les feuillages.

Les hydrangeas, blanc Annabelle ou bleu Romance, résistent bien et l’érable du Japon tourne au grenat…

…quand l’hydrangea Koria est passé du bleu au rose.

Et, heureusement, les asters ont pris le relais des rosiers et des vivaces épuisés par la chaleur et la sécheresse.

Nancy : Jardin éphémère 2019

Sublime place Stanislas, toute d’harmonie et d’équilibre, éblouissante de la lumière de ses pierres et de son pavement. Pas de place pour le végétal si ce n’est les vasques de fleurs sculptées et les fontaines de rocaille encadrées des « portes d’or » de Jean Lamour. Le décor est toujours aussi spectaculaire pour le « jardin éphémère ». Cette année, les jardiniers de Nancy veulent, par l’éphémère, laisser leur « EMPREINTE » sur le visiteur.

L’ « empreinte » de Nancy, c’est d’abord l’art nouveau et les jardiniers ont choisi pour première source d’inspiration le monde d’Emile Gallé. Pas ses iris, ses ombellifères ou ses feuilles de gingko mais moins évident : le monde marin et ses motifs décoratifs comme « La Main aux algues et aux coquillages ».


Oursins ferrugineux et oursins méduses flottent entre l’eau et l’azur.
Les oursins luminescents au crépuscule
Une fontaine de verre pour Stanislas le Bienfaisant

L’ « empreinte » des jardiniers de Nancy se veut aussi écologique, bien sûr : tout Nancy a été invité à participer à la collecte du verre. On le retrouve dans la bordure ajourée qui délimite le jardin aquatique créé autour de la statue du bon roi Stanislas.

Empreinte écologique de la déforestation traduite en un jardin de braises et de cendres autour de quelques survivants. Tristes tropiques…

« Empreinte » digitale et ligne de vie. Comme Madame Irma, les jardiniers sont allés chercher l’inspiration dans la paume de la main.

Belle métaphore en racines, en tiges, en feuilles et en fleurs : des lignes de vie qui dessinent le jardin.

Ligne de vie
Dahlias flottant
Symphonie en bleu

https://www.tourisme-lorraine.fr/a-voir-a-faire/agenda/737005238-jardin-ephemere-nancyardin éphémère

Un jour de pluie au jardin

Un peu d’eau et, c’est magique comme l’alchemille, tout revit !

Même ceux qu’on n’espérait plus voir surgir se sont réveillés…

Et, comme toujours, l’angélique garde la tête haute.

Grands travaux aquatiques

L’étang est à son niveau le plus bas. Le bon moment pour faire le ménage car, de toute évidence, les nénuphars et les graminées adorent l’eau chaude.

En deux ans, ils se sont multipliés à vitesse grand V au point que les feuillages étouffent les fleurs de nymphéas et menacent peut-être la vie des profondeurs.

Il était temps d’éclaircir tout cela. Mais nous avons dû nous avouer vaincus et appeler du renfort. L’arrachage des racines de nénuphars comme des rhizomes des graminées relève des travaux d’Hercule.

Travail ingrat pour un résultat assez désolant. Visuellement seulement. L’étang et ses habitants, carpes, brochets et goujons, couleuvres et grenouilles, sans oublier les campagnols amphibies, vont pouvoir respirer.

Pour limiter la repousse au moins sur le talus (car nous ne nous faisons pas d’illusion, elles repousseront !), nous tentons la technique de la barrière anti-rhizomes. Et nous cherchons des espèces de plantes capables de concurrencer les graminées…

Scintillements

C’est dans la Forêt de Darney qu’est née la verrerie de Passavant-la-Rochère. La plus ancienne verrerie encore en fonction après cinq siècles de production et de création. A côté de l’usine, une galerie d’art pour des artistes-verriers en résidence et… un jardin japonais. Tout y est légèreté : les feuillages des érables, les bambous, les libellules et le scintillement des lentilles de verre de couleur en suspension sur le petit étang.

Lentilles de verre multicolores en suspension sur l’étang du jardin japonais de la verrerie de Passavant-la-Rochère.

La verrerie de Passavant-la-Rochère : http://www.larochere.com