Cartes postales

Bons baisers à ceux qui se demandent comment on a pu venir « s’enterrer » à la campagne. A ceux qui croient qu’on ne peut pas vivre sans une boulangerie et un bar-tabac au coin de la rue. A ceux qui s’imaginent que nous passons notre vie dans la contemplation de nos fleurs…

…ou à compter les oiseaux (à ce propos, bonne nouvelle : nos bergeronnettes sont deux !)

…ou que nous menons une vie de chat…

…et que nous mourons d’ennui loin de la ville et du bruit…

… à bientôt avec les coulisses de la carte postale.

Petites guerres printanières

Confinés pour cause de guerre au virus, on n’en observe que mieux les petites guerres qui se jouent dans le jardin. Sur le talus, à l’ombre des grands épicéas (qui résistent encore aux attaques de scolytes), les pervenches commencent, pour notre plus grand plaisir, à conquérir le territoire du lierre.

Un peu plus exposés au soleil, ce sont les pervenches panachées qui ont déjà gagné la partie. Visiblement, la sécheresse et la canicule leur ont été favorables. Le lierre est étouffé mais les bulbes également. Seul un narcisse parvient à surnager et quelques crocosmias arriveront peut-être, avec l’aide des jardiniers, à refleurir.

Dans la plate-bande qui borde la maison, c’est une bataille échevelée et parfumée entre jacinthes, primevères et muscaris d’où émergent difficilement les hellébores.

Petit florilège du 21 mars…