L’intelligence naturelle du chat et de la salamandre

Quelques heures de pluie et la salamandre est sortie de sa cachette pour humer le délicieux parfum de terre mouillée. Serait-ce la salamandre qui protégeait nos boutures en octobre 2019 ? Bien possible car la salamandre tachetée peut vivre 30 ans. Ou serait-ce la petite salamandre surprise un matin pluvieux de juillet 2023 qui aurait grandi ?

Curieuse créature, se dit le chat Poutou. Lui, qui n’a peur ni des gros lézards ni de la couleuvre à collier, ne bouge pas une patte. Le chat Poutou n’a pas besoin d’interroger ChatGPT pour savoir que s’attaquer à la salamandre tachetée tournerait vite à son désavantage.

Car la salamandre sait se défendre. Sa peau sécrète des toxines comme la samandarine au goût extrêmement amer et à l’action irritante instantanée qui neutralise l’attaquant avant même qu’il ait pu la blesser à mort.

Oui, mais le chat Poutou n’a pas touché la salamandre… Comment peut-il savoir ? Gémini l’Intelligent artificiel m’explique ce que les chats savent et que je ne sais pas : ils perçoivent des signaux de danger qui nous échappent.

Les signaux visuels d’avertissement (l’aposématisme) : La salamandre tachetée arbore un contraste saisissant jaune et noir. Dans le monde animal, cette combinaison de couleurs vives constitue une publicité visuelle universelle signalant la toxicité. Même si les chats perçoivent moins bien les couleurs vives que nous, ils détectent parfaitement le fort contraste de motif sur un fond sombre ou végétal, ce qui déclenche une méfiance instinctive.

Les signaux chimiques (l’odorat et l’organe de Jacobson) : Les sécrétions cutanées de la salamandre dégagent une odeur chimique acre et piquante que le chat détecte à distance grâce à son odorat très développé et à son organe voméro-nasal

Plus futée encore la salamandre. Si visible, si facile à repérer et donc apparemment si vulnérable, elle se déplace lentement, lourdement. Rien de plus suspect pour les prédateurs programmés pour des courses poursuites.