Un jour de pluie au jardin

Un peu d’eau et, c’est magique comme l’alchemille, tout revit !

Même ceux qu’on n’espérait plus voir surgir se sont réveillés…

Et, comme toujours, l’angélique garde la tête haute.

Une petite libellule

« Pour moi (Joan Miro), un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges. » Alors que c’est que c’est de l’abeille et du lombric que dépend notre survie…

Plan canicule 2020 (2)

Sur la pente qui mène à l’étang, on ne parle même plus de pelouse et on oublie les bordures de fleurettes variées. Pour affronter la prochaine canicule, j’ai planté un haie de sedum spectabile de chaque côté du sentier. Finalement, ce n’est pas plus mal : ils structurent déjà mieux cet espace et ce sera encore plus vrai durant l’hiver.

Comme les sedum se portent mieux que jamais sous ce nouveau climat, je vais en planter davantage en essayant tout de même de ne pas transformer tout le jardin en grande rocaille. D’abord, il serait intéressant de varier les couleurs, je vais approfondir mes recherches du côté de Nature Lupine et de sa visite du jardin d’Astrée.

https://jradinblog.wordpress.com/2019/09/01/asterman-vs-cornus-boy-le-jardin-dastrees-hs/

Abeille charpentière ?

Dans la série des nouveaux visiteurs de l’été, voici une énorme butineuse. Ses ailes bleutées et irisées paraissent bien petites pour déplacer ce corps volumineux. Il semble qu’il s’agit d’un xylocope. Mais le corps n’est pas noir, plutôt marron. Merci à l’entomologiste qui m’aidera à l’identifier…

Tellement costaude la bestiole que la guêpe paraît bien fragile.

Il faut dire que, s’il s’agit bien du xylocope, il lui faut de la puissance pour creuser le bois. Les abeilles charpentières ou perce-bois auront de quoi travailler vu l’état de la forêt !

Ca brûle !

 » L’oasis de l’univers héberge sur son épiderme une nouvelle gale : l’homo faber !  » Jean-Marie Pelt, « Le tour du monde d’un écologiste »

Là, entre les bambous et les graminées, il y avait une mare. Un petit paradis pour les grenouilles. Aujourd’hui, la mare est sèche. Heureusement, les grenouilles ont pu migrer vers l’étang. Mais le niveau baisse là aussi…

Cigale vosgienne

Pour le plus grand plaisir des chats, qui en oublient les oiseaux, les lézards et les libellules, les cigales se sont installées dans notre plaine des Vosges. A quand les mimosas et les bougainvillées ?

Hommage à la cigale, dernier trophée de notre petite chatte.

Dark beauty

Il y a des plantes qui demandent beaucoup de patience. Il a fallu attendre trois ans pour voir notre acanthe fleurir enfin ! Et puis il y a celles qui remontent le moral en n’attendant pas la prochaine saison pour s’épanouir. Cette ligulaire Dark beauty ramenée sous la canicule du Jardin des Panrées dans les Hautes-Vosges, éclaire déjà le bord du ruisseau d’un premier petit bouquet jaune d’or.

A bientôt pour une visite du Jardin des Panrées (jardin-et-objets.com)…

Le Jardin des Panrées au parcours jalonné d’objets ludiques ou poétiques.

Oiseaux et batraciens

L’été ne faiblit pas, la chaleur non plus. Encore 30° dans notre clairière ! Et les grenouilles ne se lassent pas des bains de soleil…

Et pendant que le jardinier s’épuise à préparer les plantations de l’automne, d’autres, hérons et libellules, font la fête. Notre martin-pêcheur qui se livre à un vrai festival. Mais qui a tout de même pris un petit repos de quelques secondes sur la maison des canards.

Et au programme de l’hiver, peut-être que le jardinier devrait envisager quelques cours de photographie de la vie sauvage…

Sage eupatoire pourpre

Si seulement cette Eupatorium maculatum ‘Atropurpureum‘, pouvait donner le ton à ses cousines sauvages ! Ces invasives échevelées mais peu colorées de plus de 2 mètres de haut n’en finissent pas de se multiplier dans toutes les coins du jardin. Et ce n’est pas la sécheresse qui les arrête. L’eupatoire pourpre, elle, reste sagement auprès de l’aruncus « barbe de bouc » au bord de l’étang. Ses ombelles roses intenses font le bonheur des papillons.

Eupatorium maculatum ‘Atropurpureum