Tombée d'une musette,
une châtaigne a germé en terre des Vosges,
nourrie du mal du pays
d'un Poilu inconnu venu de Corse.
Un siècle plus tard,
un châtaignier est né au fond du jardin,
surgi d'une graine cachée
sans doute par un écureuil distrait.

Obsidional, le châtaignier des forêts des Vosges est la mémoire vivante des sacrifices humains de 1914-18. Un mémorial plus respecté par la nature que dans les forêts de croix et de stèles des Flandres et de Lorraine, où l’Europe cynique et décérébrée les trahit chaque année davantage de leurs commémorations factices.



Un article qui tombe à pic !
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C’est tellement beau l’automne 😊et les Vosges!!!!
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Ce tapis de feuilles d’érable du Japon et de hêtre, si je ne trompe, est ravissant. Merci & bonne après-midi.
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Merci Tania. Oui, oui, le mariage des feuilles de hêtre et de l’érable rouge était particulièrement flamboyant cette année 🍁🍂🍁
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j’aime beaucoup l’idée qu’un arbre a pu naître de cet immense malheur
mais quand je pense ‘arbre’ mon cerveau ajoute assez vite ‘tronçonneuse’ et ça, c’est une de ces mauvaises inventions humaines, avec la poudre, les fusils, les canons et toutes ces autres choses dans lesquelles on se montre si inventifs…
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C’est vrai que l’instinct destructeur de l’homme inspire des inventions sans cesse renouvelées. Mais la forêt me rassure. Les arbres sont plus forts face aux tronçonneuses que les humains face aux canons. La preuve : le premier chataignier de 1914 a une belle descendance éparpillée en Lorraine, Il faut dire que la qualité de son bois inspire le respect, même aux tronçonneurs.
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