Jardins de l’abbaye d’Autrey

Dédiés à la Vierge Marie, les jardins de l’abbaye d’Autrey célèbrent la couleur blanche dans toutes ses nuances. Rosiers lianes, immortelles, asters, glycines, hydrangéas, des plus discrètes aux plus spectaculaires, les fleurs blanches rythment les parterres et les massifs.

De l’entrée de l’abbaye, on progresse ainsi dans une succession de carrés bordés de buis, façon jardin de curé, pour accéder au jardin à l’anglaise…

Des glycines sous toutes les formes, sur les façades, en arches, en arbres, en pergolas, en massifs… il faudra revenir les admirer en pleine floraison.

Les chambres d’hôtes et leur jardin

En revanche, les asters, les campanules, les hydrangéas et autres plantes de bruyère restent très généreux…

…comme la collection d’hostas.

Et puis, il reste à explorer la grande variété d’arbres, de la bambouseraie aux arbustes de terre marécageuse, les platanes centenaires comme les érables du Japon…

Plus de détails sur l’Abbaye Notre-Dame d’Autrey aux bons soins de la communauté des Béatitudes : www.abbayedautrey.com

Miracle à l’abbaye d’Autrey

On n’osait plus y croire et pourtant… A huit jours de la fête, le préfet des Vosges a vu la lumière. Il a compris qu’une fête des plantes se déroule en plein air. Il a compris que même s’il y a affluence, dans un domaine de quatre hectares, on respire un air plus pur que dans sa préfecture.

Frère Syméon au milieu des hydrangéas nés dans la pépinière de l’abbaye riche de plus de 3000 variétés d’arbres, arbustes, rosiers, et plantes vivaces.

Entre la cour aménagée à la place de l’ancien cloître du XIIème siècle et la grotte tapissée d’hostas, une trentaine d’exposants invités où j’ai fait mon marché :

Persicaria Filiformis, sélection des Jardins d’Adoué

Echinops Retro ‘Plantinum blue’

Aster x Frikartii ‘Monch’

Persicaria Filiformis Sélection Adoué

Gaura

Phlox blanc ‘Fujiyama’

Sambucus nigra Black Lace ‘Eva’

Physiocarpus ‘Amber Jubilee’

Euphorbia Characias ‘Black Pearl’

et pour l’étang :

Menyantes Trifoliata

Sagittaria Graminea

Résilience

Une nuit de pluie — inespérée — et la vie renaît. Une brume matinale s’étire à l’orée de la forêt. Les grenouilles qui se faisaient silencieuses lâchent quelques timides coassements. Le martin-pêcheur ne sait plus où donner du bec. Les pics redoublent d’activité… et le héron refuse toujours de se laisser photographier.

Orée de forêt entre Vittel et Darney

La pelouse commence déjà à reverdir et des plantes qu’on croyait moribondes se redressent. Mais le rebond le plus glorieux est celui des rosiers (à condition de ne pas regarder le feuillage).

Rosier Queen Elisabeth ?
Rosier grimpant André LeNôtre

Regretté Victor…

« C’est une triste chose de songer que la Nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Victor Hugo, « Carnets », 1870

Hortensias trentenaires placés sous haute protection en attendant qu’une couverture végétale s’installe… et les aide à résiste aux prochains étés…

Retour à l’équilibre

Après la catastrophe, on va pouvoir tourner la page. Les bûcherons ont fait le ménage. Dans l’étang et sur la berge, où l’on a trouvé deux miraculés : le cornus kousa ‘Venus’ apparemment intact, quoique un peu chiffonné, et le jeune érable du Japon pourpre, au tronc légèrement éraflé.

Et, sous l’oeil vigilant de leur beau gardien…

…ils ont procédé à l’ébranchage et l’abattage du géant

Le cornus kousa est replanté ainsi que le petit érable blessé. Pour une bonne cicatrisation, on nous conseille de lui appliquer un mastic maison, mélange d’argile et de cendres de bois. A suivre…

Berchigranges au mois de juillet

Luxuriant, dégoulinant de rosiers lianes et de clématites, oscillant au rythme des longs épis de veronicastrum, de persicaires, d’érémerus, de digitales, de molènes, de campanules lactiflora… c’est l’été au jardin de Berchigranges.

Ce foisonnement est mis en scène sur un tapis de velours vert, cet incroyable gazon qui met en arrêt le visiteur quand il pose le pied dans le jardin…

…et qui l’invite à poursuivre la visite les pieds nus, entre les massifs comme sur le pont « végétal ».

Rappel à la réalité du moment : la bibliothèque habituellement ouverte est fermée pour cause de confinement.

Dommage : une petite halte dans le cabanon pour feuilleter les revues de jardinage, les manuels de jardinage ou les « beaux livres » dédiés aux jardins du monde ajoutait au plaisir de la visite.

« Vaut le voyage » : Jardin de Berchigranges

Un plan, enfin !

Pour les visiteurs qui se perdent dans notre jardin, voici une ébauche de plan et quelques vues élargies. Ruisseau, étang, massifs, bordures, arbres et arbustes isolés… occupent un terrain de 8 000 m², long d’environ 110 mètres. Ce qui brouille les repères, c’est qu’il est aménagé sur trois niveaux. Dans un passé dont il ne reste malheureusement que peu de traces, il y avait là l’un des nombreux moulins à eau qui alimentaient les manufactures, les villes et les villages de la plaine des Vosges.

Au centre du terrain, la maison (adossée à l’ancienne maison du meunier) : les 4 coins coïncident avec les 4 points cardinaux. L’entrée est orientée à l’Est Sud-Est, côté orée du bois. Les trois autres côtés sont cernés par la Forêt de Darney.

Niveau 0 côté Est

Au niveau 0 : le portail, l’allée d’épicéas, la maison et une grande terrasse gazonnée qui la contourne jusqu’au ruisseau ;

Au bout de l’allée d’épicéas, arrivés à la cour gravillonnée, on tourne à gauche sous l’arche de la glycine pour arriver à la grande terrasse qui entoure la maison.

De la terrasse, un escalier donne accès au niveau -1 aménagé en jardin de moines (plutôt que de curé, étant donné l’isolement du lieu).

Niveau 0 côté Sud

En poursuivant, on contourne la maison, toujours en terrain plat, puis une côte mène à l’étang en passant sous la ramure du grand hêtre pleureur.

Massifs de vivaces et de rosiers aménagés côté Sud
Au bout de la pelouse, entre le tilleul et un massif de rhododendrons, skimmias, hydrangeas et autres hostas, on accède au petit pont pour traverser le ruisseau.

A suivre avec la visite des niveaux -1 et +1…

Flash back

Il pleut depuis ce matin. Ce jour de grand arrosage nous rappelle notre premier printemps dans la plaine des Vosges. Les prés regorgeaient d’eau, le ruisseau grondait. Rien que de très banal, nous disait-on au village. Mais les choses ont bien changé depuis ce printemps 2013. Les pluies printanières se font de plus en plus rares, le ruisseau commence à se tarir de plus en plus tôt et… notre jardin aussi a bien changé.

Petit moment d’auto-satisfaction pour le travail accompli et les floraisons réussies en dépit d’un climat de moins en moins adapté à un jardin à l’anglaise. Moment de perplexité aussi quant à l’utilité future du petit canal de drainage le long des plates-bandes, il nous avait coûté tant d’efforts…

Ton sur ton

Harmonieuse rencontre « ton sur ton » d’une fleur de phlomis et d’un lepture tacheté (rutpela maculata). Ce coléoptère effilé est facilement reconnaissable à ses élytres jaunes tachés et rayés de noir. Les antennes aussi sont annelées jaune et noir.

Rutpela maculata (lepture tacheté)

Le Phlomis fructicosa ou Sauge de Jérusalem est l’arbuste le plus facile à vivre qui soit. Je l’ai ramené du Jardin d’Adoué près de Nancy et de sa pépinière de plantes rustiques avec la garantie qu’il survivra au climat des Vosges. Planté au printemps dernier, il a enduré la canicule dans la partie la plus ingrate du jardin sans faiblir. Son beau feuillage duveteux, vert argenté ourlé de blanc, a résisté à l’hiver (très doux) et il a déjà doublé de volume. Il devrait atteindre 1 m 25 à maturité.

Phlomis fructicosa (Sauge de Jérusalem)

Quel est cet arbuste épineux et parfumé ?

Il vient de retrouver un beau feuillage dense à feuilles arrondies, souples et « frangées », ce n’est pas un mahonia. On l’a sévèrement taillé l’été dernier pour se préserver de ses redoutables épines, ce n’est pas un cytise. Le traitement lui a bien réussi car il a poussé dans les hauteurs du vieux lilas (3 mètres) et il s’est couvert de ses grappes de petites fleurs jaunes et parfumées. Mais on ne l’a toujours pas identifié…