Octobre à Gondremer

Entre jardin botanique et jardin paysager, le jardin de Gondremer est en fait un jardin botanique paysager. Au creux d’une vallée vosgienne, en forêt de Rambervillers-Autrey, il met en scène 4000 plantes dont la finesse évoque les jardins japonais.

L’étang de Gondremer aux couleurs de l’automne.

A la première visite, on est ébloui par l’harmonie des lignes et des couleurs…

A la seconde visite, on commence à prendre la mesure de la richesse des collections.

Et il en faudra beaucoup d’autres pour apprécier les nuances des 1 500 azalées et rhododendrons, des centaines de kalmia, pieris, érables du Japon…

Gondremer est un jardin généreux par ses collections (reconnues comme « Collections Nationales » par le Conservatoire Français des Collections Végérales Spécialisées. Il l’est aussi par l’accueil et la volonté de ses créateurs de partager leurs connaissances. Le plan offert à l’entrée du jardin localise cinquante arbres et arbustes remarquables et les autres plantes sont utilement étiquetées pour les jardiniers en quête d’inspiration.

Le jardin de Gondremer n’a « que » 45 ans. Voilà qui est encourageant. Tant de variété, de densité, de volumes, qui se fondent ou se découpent en harmonie, laissent penser à un jardin très ancien. de Même sans avoir l’ambition du couple de créateurs qui se sont lancés dans cette aventure en 1974, on peut espérer arriver à sculpter son petit bout de paysage en quelques années…

Jardin botanique de Gondremer : http://www.gondremer.com

Et à quelques centaines de mètres de là, l’Abbaye d’Autrey, son jardin, sa pépinière…

Merci à la salamandre

Comme les cèpes et les coulemelles qui se ramassent par kilos, les salamandres sortent de leur cachette. En voici une qui veille la nuit sur les boutures et les jeunes pousses.

Salamandre tachetée

Un jour de pluie au jardin

Un peu d’eau et, c’est magique comme l’alchemille, tout revit !

Même ceux qu’on n’espérait plus voir surgir se sont réveillés…

Et, comme toujours, l’angélique garde la tête haute.

Grands travaux aquatiques

L’étang est à son niveau le plus bas. Le bon moment pour faire le ménage car, de toute évidence, les nénuphars et les graminées adorent l’eau chaude.

En deux ans, ils se sont multipliés à vitesse grand V au point que les feuillages étouffent les fleurs de nymphéas et menacent peut-être la vie des profondeurs.

Il était temps d’éclaircir tout cela. Mais nous avons dû nous avouer vaincus et appeler du renfort. L’arrachage des racines de nénuphars comme des rhizomes des graminées relève des travaux d’Hercule.

Travail ingrat pour un résultat assez désolant. Visuellement seulement. L’étang et ses habitants, carpes, brochets et goujons, couleuvres et grenouilles, sans oublier les campagnols amphibies, vont pouvoir respirer.

Pour limiter la repousse au moins sur le talus (car nous ne nous faisons pas d’illusion, elles repousseront !), nous tentons la technique de la barrière anti-rhizomes. Et nous cherchons des espèces de plantes capables de concurrencer les graminées…

Une petite libellule

« Pour moi (Joan Miro), un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges. » Alors que c’est que c’est de l’abeille et du lombric que dépend notre survie…

Plan canicule 2020 (2)

Sur la pente qui mène à l’étang, on ne parle même plus de pelouse et on oublie les bordures de fleurettes variées. Pour affronter la prochaine canicule, j’ai planté un haie de sedum spectabile de chaque côté du sentier. Finalement, ce n’est pas plus mal : ils structurent déjà mieux cet espace et ce sera encore plus vrai durant l’hiver.

Comme les sedum se portent mieux que jamais sous ce nouveau climat, je vais en planter davantage en essayant tout de même de ne pas transformer tout le jardin en grande rocaille. D’abord, il serait intéressant de varier les couleurs, je vais approfondir mes recherches du côté de Nature Lupine et de sa visite du jardin d’Astrée.

https://jradinblog.wordpress.com/2019/09/01/asterman-vs-cornus-boy-le-jardin-dastrees-hs/

Abeille charpentière ?

Dans la série des nouveaux visiteurs de l’été, voici une énorme butineuse. Ses ailes bleutées et irisées paraissent bien petites pour déplacer ce corps volumineux. Il semble qu’il s’agit d’un xylocope. Mais le corps n’est pas noir, plutôt marron. Merci à l’entomologiste qui m’aidera à l’identifier…

Tellement costaude la bestiole que la guêpe paraît bien fragile.

Il faut dire que, s’il s’agit bien du xylocope, il lui faut de la puissance pour creuser le bois. Les abeilles charpentières ou perce-bois auront de quoi travailler vu l’état de la forêt !

Ca brûle !

 » L’oasis de l’univers héberge sur son épiderme une nouvelle gale : l’homo faber !  » Jean-Marie Pelt, « Le tour du monde d’un écologiste »

Là, entre les bambous et les graminées, il y avait une mare. Un petit paradis pour les grenouilles. Aujourd’hui, la mare est sèche. Heureusement, les grenouilles ont pu migrer vers l’étang. Mais le niveau baisse là aussi…

Cigale vosgienne

Pour le plus grand plaisir des chats, qui en oublient les oiseaux, les lézards et les libellules, les cigales se sont installées dans notre plaine des Vosges. A quand les mimosas et les bougainvillées ?

Hommage à la cigale, dernier trophée de notre petite chatte.