Plan canicule 2020 (3)

Petit bilan de santé en ces premières semaines d’automne : qui a survécu à cet été torride ? Quelles plantes diviser ou bouturer en prévision de la prochaine canicule ?

Armoises, orpins et pérovskias

C’est le trio gagnant de l’été, avec les santolines et les népétas rampants. Problème : ça fait beaucoup de feuillages argentés tout cela…

L’Armoise arborescente ‘Powis Castle’, l’orpin, l

La mauve en arbre

Ce n’est pas ma préférée mais il faut reconnaître que le jardinier paresseux peut difficilement trouver mieux. Là, en terrain sec, avec un arrosage minimal, elle fleurit en continu. Près de la maison, dans un sol pollué par les chauffagistes, où toutes les plantes sont mortes, elle s’épanouit sans problème. Je vais en faire de nouvelles boutures, inratables, pour les coins les plus difficiles du jardin.

Vernonia

Repérées il y a trois ans au Jardin botanique de Nancy, triomphant de la sécheresse parmi des plantes desséchées, j’en ai planté trois souches et elles ne m’ont pas déçue. Elles forment un énorme massif de 2 mètres de haut à la floraison généreuse (comme celle de asters mais un peu plus précoce) et au feuillage insensible aux maladies. Cet automne, je vais faire une première tentative de division…

Vernonia crinita Mammuth

Immortelles

Bien nommées, car elles reviennent plus vigoureuses année après année, mais un peu décevantes tout de même car la fanaison est vraiment triste. Il faut donc les couper ras dès les premières pluies d’automne. C’est vrai pour l’Anaphalis margaritacea Neuschnee (photographiée avant la pluie à la mi-septembre) comme pour l’ Anaphalis triplinervis, ou Immortelle de l’Himalaya.

Anaphalis Margaritacea

Plan canicule 2020 (2)

Sur la pente qui mène à l’étang, on ne parle même plus de pelouse et on oublie les bordures de fleurettes variées. Pour affronter la prochaine canicule, j’ai planté un haie de sedum spectabile de chaque côté du sentier. Finalement, ce n’est pas plus mal : ils structurent déjà mieux cet espace et ce sera encore plus vrai durant l’hiver.

Comme les sedum se portent mieux que jamais sous ce nouveau climat, je vais en planter davantage en essayant tout de même de ne pas transformer tout le jardin en grande rocaille. D’abord, il serait intéressant de varier les couleurs, je vais approfondir mes recherches du côté de Nature Lupine et de sa visite du jardin d’Astrée.

https://jradinblog.wordpress.com/2019/09/01/asterman-vs-cornus-boy-le-jardin-dastrees-hs/

Sage eupatoire pourpre

Si seulement cette Eupatorium maculatum ‘Atropurpureum‘, pouvait donner le ton à ses cousines sauvages ! Ces invasives échevelées mais peu colorées de plus de 2 mètres de haut n’en finissent pas de se multiplier dans toutes les coins du jardin. Et ce n’est pas la sécheresse qui les arrête. L’eupatoire pourpre, elle, reste sagement auprès de l’aruncus « barbe de bouc » au bord de l’étang. Ses ombelles roses intenses font le bonheur des papillons.

Eupatorium maculatum ‘Atropurpureum