Que d’oiseaux, que d’oiseaux !

Cette année encore, nous avons entendu l’appel de la Ligue de protection des oiseaux à compter les oiseaux du jardin. Cette année encore, nous nous déclarons vaincus… et heureux. Mésanges bleues et charbonnières, merles et rouges-gorges, troglodytes mignons et autres espèces plus furtives volent de mangeoire en mangeoire, de la haie aux derniers fruits du pommier de l’Himalaya.

Cette année encore, nous donnons notre langue aux chats…

La méthode est pourtant claire :

  • Choisir un jour d’observation : samedi 27 ou dimanche 28 janvier, et un créneau d’1 heure. En cette période hivernale, privilégiez la fin de matinée ou le début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes et les oiseaux plus actifs ; 
  • Trouver un lieu d’observation : un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation ; 
  • Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Afin de ne pas compter 2 fois le même oiseau, conservez au final que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce observés en même temps ; 
  • Transmettre les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins : www.oiseauxdesjardins.fr

Des Daum et des Lalique dans le jardin

Il faut aimer la Lorraine en hiver pour comprendre le génie de ses artistes-verriers. Ils sont arrivés à la fin du moyen-âge, encouragés par les « incitations fiscales » des ducs de Lorraine. En forêt de Darney en particulier, ils ont trouvé en abondance les ingrédients de leurs transmutations : le sable de grès, le bois, les fougères et de l’eau, beaucoup d’eau. Quelques générations plus tard, tout imprégnés du paysage et de ses saisons, les artisans-verriers sont devenus artistes.

Vase aux libellules, Daum, Nancy, 1904

C’est dans son usine de Wingen-sur-Moder que René Lalique crée ses effets satinés et opalescents.

Vase René Lalique, 1923

Bobèches de glace

Dans les nénuphars en tête d’article : « Danaé » d’Albert Finot et Amalric Walter, Nancy 1913.

Honte et jubilation

Jubilation d’abord. Joie enfantine de trouver au réveil le jardin tout blanc, tout lisse, éblouissant de douceur. Plaisir coupable d’enfoncer ses pas dans la neige, de laisser des traces humaines dans ce calme parfait.

Mais la nuit n’a pas été calme. Pas du tout. En remontant le sentier le long du ruisseau, je découvre que je suis les traces d’un promeneur solitaire, le renard sans doute. Puis je croise une route très fréquentée par de petites pattes qui ont creusé un tunnel sous le grillage. Plus haut, une autre route, creusée par des pattes plus grandes qui ont sauté par-dessus la clôture.

Autour de l’étang, c’était une nuit de chassés-croisés comme on n’en voit que les jours de grand départ. Des piétinements intensifs vers les rives. Des traces de pattes jointes, probablement un lièvre. Des traces à cinq « doigts »… qu’est-ce donc ?

La honte. Après dix années de vie dans la forêt, on est à peine capables de distinguer les empreintes de biches, de chevreuils et de sangliers dans la forêt. Dans le jardin qui grouille de vie, on ne connaît toujours pas nos hôtes.

Seuls les chats savent. C’est pour cela qu’ils sont si prudents.

Vernalisation

Petit coup de froid à la mi-décembre, douceur au nouvel an et la sauge de Jérusalem croit que le printemps est là. Du froid, du chaud et de copieux arrosages ont réveillé les graines restées captives dans les tubes des fleurs. Sans attendre de tomber dans la terre, les graines du Phlomis fructicosa se sont mises à germer sur pied.

Phlomis fructicosa, janvier 2024


Pas besoin donc de stratification à froid* comme je l’ai pratiquée (dans l’enthousiasme du jardinier débutant) aves les graines de delphinium. La météo s’en est chargé. Mais le froid qui nous arrive de Moscou va remettre les pendules à l’heure.

Phlomis fructicosa, septembre 2019

Pas d’inquiétude cependant. La sauge de Jérusalem résiste à tout, aux grands froids, aux canicules, à la sécheresse.

Phlomis fructicosa, juin 2023

*La vernalisation est une période de froid subie par une plante nécessaire pour la faire passer du stade végétatif au stade reproductif, c’est-à-dire pour enclencher la floraison. Certains laboratoires disposent de serres ou fosses équipées pour une « vernalisation contrôlée ».

Vernalisation et stratification sont deux notions différentes, bien que souvent confondues, la vernalisation est le phénomène biologique qui permet l’induction florale, alors que la stratification est un procédé technique permettant de lever la dormance, elle permet d’imiter artificiellement les conditions hivernales pour démarrer la germination.

2024

Bonne année 2024 !

Que les pluies de cet automne soient l’annonce de

quatre belles saisons

dans nos jardins et dans nos forêts.

Entre deux averses, nous travaillons au retour des roses et des pivoines pour les prochaines portes ouvertes du mois de juin. Avis aux amis visiteurs et artisans d’art…

Retour au soleil de juin 2023

Jardin partagé (1) – Graines, cocons et autres promesses de vie

Jardin partagé (2) – Le souffle du Japon

Jardin partagé (3) – Conte musical

Jardin partagé (4) – Bestiaire étrange

Jardin partagé (5) – Jardin secret

Jardin partagé (6) – Tableau final

Les femmes-oiseaux de Roselyne Norroy à qui je souhaite un bon anniversaire

Blanc

L’automne, « un deuxième printemps où chaque feuille est une fleur ».

L’hiver, une saison de froid brûlant

qui fait de chaque brindille une pépite.

Genêt à balais (Cytisus scoparius
Dernière rose sur l’arche du ‘catwalk’

Miscanthus Sinensis

Même les champignons se font brillants

Exidiopsis effusa

Rouge

Si sage durant tout l’été, sous la protection du grand hêtre pleureur et du vieux rhododendron géant, le petit érable du Japon se réveille comme un volcan. Quelle est la magnitude de ce rouge sur l’échelle de l’incandescence ?

Tempête dans le ruisseau

Ciaran devrait s’essouffler avant d’arriver à nous mais les nuages de haute altitude traversent le ciel des Vosges à grande vitesse. Le milan se laisse porter dans une spirale d’ascendants à faire rêver tous les Icare qui sommeillent.

La tempête est dans le ruisseau. Ca gronde, ça vrombit, ça tourbillonne, emportant feuilles et branches, renversant plantes et céramiques installées dans son lit durant l’été…

Les collines de Bernard Defer sauvées des eaux avant d’être mises à l’abri des gelées…

Entre deux averses, les belles couleurs de l’automne et de nombreuses touches des couleurs de l’été !

Floraisons

Floraisons d’un été sans fin. Les anaphalis ‘Neuschnee’ et ‘Sommerschnee’ continuent d’envahir les massifs de leurs corymbes neigeux. Les véroniques se réveillent. Madame David Austin et Queen Elizabeth offrent leurs plus belles roses et Gertrud Jekill a la folie des grandeurs. Sans doute pour ne pas se laisser noyer par la vague des floraisons d’automne : anémones du Japon et asters, orpins et dahlias, érigérons et saponaires…

Anaphalis ‘Sommerschnee’ (immortelles d’argent)
Queen Elizabeth
Sedum spectabile ‘Iceberg’ ou Grand orpin blanc
Asters

Anémones du Japon