Velours et pampilles

Moins 10 degrés, vent d’Est et ciel limpide. Les rouges-gorges et les mésanges se disputent la priorité d’accès aux mangeoires. Les merles arrivent en bande de six, non de huit, pour s’attaquer aux petites pommes glacées du pommier de l’Himalaya. Et la bruyère préfère rester au chaud sous sa chape de velours.

Mais le grand spectacle est au bord du ruisseau. De son entrée dans le jardin, où le renard ne s’aventurera pas à traverser le rideau de glace…

Sur les méandres du ruisseau, les branches se balancent. L’écume y sculpte patiemment dans le froid ce que les souffleurs verre modèlent dans la fournaise. Telle cette bobèche en suspension, comme un lustre digne d’Emile Gallé…