Ne jamais capituler

Et dire qu’en octobre dernier, je voulais les brûler ! Il ne leur restait plus une seule feuille saine malgré les effeuillages sélectifs, les pulvérisations régulières, les nettoyages du sol. C’est probablement la météo qui a sauvé les rosiers. J’étais trop découragée pour travailler au jardin et mettre la menace à exécution.

Rosier Gertrude Jekyll

Et ce printemps, merci aux amies jardinières pour leurs bons conseils, les rosiers renaissent des cendres que j’ai répandues à leur pied.

Rosier Madame Austin à moins que ce ne soit Roald Dahl…

Taillés mi-avril plus que sévèrement, ils n’ont pas encore l’envergure ou la hauteur qu’ils devraient avoir mais ils semblent pleins de promesses…

…et de consolations quand fanent les dernières pivoines.

Ultimatum

Les rosiers m’auraient-ils entendue ? Je les ai prévenus en les taillant (très sévèrement) à la fin de l’hiver : ce serait probablement leur dernier été. Couper et ramasser chaque matin les feuilles tachées de noir, les pulvériser tous les quinze jours contre les maladies cryptogamiques, c’est une souffrance pour la jardinière comme pour le rosier.

Et voilà qu’ils n’ont jamais été aussi généreux…

Dans les carrés du « jardin des moines », Gertrude Jekill et une inconnue d’un beau rose magenta ont retrouvé une belle santé, sans doute sous l’effet des pluies printanières.

Au pied de la maison, les rosiers arbustifs ‘Pat Austin’ reprennent de la consistance…

…ainsi que ‘Michel Serrault’. Mais les rosiers ‘Lenôtre’, ‘Queen Elizabeth’ et quelques autres commencent à donner des signes inquiétants. Alors, à moins de leur trouver un refuge, ils seront sacrifiés et remplacés par des rosiers ADR…

ADR (Anerkannte Deutsche Rose), c’est le label qui récompense les variétés les plus résistantes, les plus floribondes, les plus rustiques, sans aucun traitement préventif ou curatif. Et notre rosier ‘Bajazzo’ de Kordes démontre cette année encore que le label est bien fiable. Seul soin : soutenir les branches trop lourdement chargées de fleurs.

Mais il reste un mystère…

Comment expliquer que ces deux vieux rosiers « abandonnés » dans la rocaille sous les épicéas se portent aussi bien ? Théoriquement, ils ne devraient pas vivre là…