Vernalisation

Petit coup de froid à la mi-décembre, douceur au nouvel an et la sauge de Jérusalem croit que le printemps est là. Du froid, du chaud et de copieux arrosages ont réveillé les graines restées captives dans les tubes des fleurs. Sans attendre de tomber dans la terre, les graines du Phlomis fructicosa se sont mises à germer sur pied.

Phlomis fructicosa, janvier 2024


Pas besoin donc de stratification à froid* comme je l’ai pratiquée (dans l’enthousiasme du jardinier débutant) aves les graines de delphinium. La météo s’en est chargé. Mais le froid qui nous arrive de Moscou va remettre les pendules à l’heure.

Phlomis fructicosa, septembre 2019

Pas d’inquiétude cependant. La sauge de Jérusalem résiste à tout, aux grands froids, aux canicules, à la sécheresse.

Phlomis fructicosa, juin 2023

*La vernalisation est une période de froid subie par une plante nécessaire pour la faire passer du stade végétatif au stade reproductif, c’est-à-dire pour enclencher la floraison. Certains laboratoires disposent de serres ou fosses équipées pour une « vernalisation contrôlée ».

Vernalisation et stratification sont deux notions différentes, bien que souvent confondues, la vernalisation est le phénomène biologique qui permet l’induction florale, alors que la stratification est un procédé technique permettant de lever la dormance, elle permet d’imiter artificiellement les conditions hivernales pour démarrer la germination.

2024

Bonne année 2024 !

Que les pluies de cet automne soient l’annonce de

quatre belles saisons

dans nos jardins et dans nos forêts.

Entre deux averses, nous travaillons au retour des roses et des pivoines pour les prochaines portes ouvertes du mois de juin. Avis aux amis visiteurs et artisans d’art…

Retour au soleil de juin 2023

Jardin partagé (1) – Graines, cocons et autres promesses de vie

Jardin partagé (2) – Le souffle du Japon

Jardin partagé (3) – Conte musical

Jardin partagé (4) – Bestiaire étrange

Jardin partagé (5) – Jardin secret

Jardin partagé (6) – Tableau final

Les femmes-oiseaux de Roselyne Norroy à qui je souhaite un bon anniversaire

Doux Noël !

Pas de Noël blanc dans les Vosges mais la douceur napolitaine de la crèche de Pipo, Giuseppe Pennisi, légendaire patron de l’hôtel des XII apôtres de Contrexéville.

Joyeux Noël !

Les gloires de l’hôtel des XII apôtres seront bientôt oubliées, le séjour de l’archiduc et de l’archiduchesse de Habsbourg sont bien loin. Reste la crèche de Pipo le Napolitain…

Blanc

L’automne, « un deuxième printemps où chaque feuille est une fleur ».

L’hiver, une saison de froid brûlant

qui fait de chaque brindille une pépite.

Genêt à balais (Cytisus scoparius
Dernière rose sur l’arche du ‘catwalk’

Miscanthus Sinensis

Même les champignons se font brillants

Exidiopsis effusa

Rouge

Si sage durant tout l’été, sous la protection du grand hêtre pleureur et du vieux rhododendron géant, le petit érable du Japon se réveille comme un volcan. Quelle est la magnitude de ce rouge sur l’échelle de l’incandescence ?

Tempête dans le ruisseau

Ciaran devrait s’essouffler avant d’arriver à nous mais les nuages de haute altitude traversent le ciel des Vosges à grande vitesse. Le milan se laisse porter dans une spirale d’ascendants à faire rêver tous les Icare qui sommeillent.

La tempête est dans le ruisseau. Ca gronde, ça vrombit, ça tourbillonne, emportant feuilles et branches, renversant plantes et céramiques installées dans son lit durant l’été…

Les collines de Bernard Defer sauvées des eaux avant d’être mises à l’abri des gelées…

Entre deux averses, les belles couleurs de l’automne et de nombreuses touches des couleurs de l’été !

Floraisons

Floraisons d’un été sans fin. Les anaphalis ‘Neuschnee’ et ‘Sommerschnee’ continuent d’envahir les massifs de leurs corymbes neigeux. Les véroniques se réveillent. Madame David Austin et Queen Elizabeth offrent leurs plus belles roses et Gertrud Jekill a la folie des grandeurs. Sans doute pour ne pas se laisser noyer par la vague des floraisons d’automne : anémones du Japon et asters, orpins et dahlias, érigérons et saponaires…

Anaphalis ‘Sommerschnee’ (immortelles d’argent)
Queen Elizabeth
Sedum spectabile ‘Iceberg’ ou Grand orpin blanc
Asters

Anémones du Japon

Fanaisons

Le mot m’a aussitôt plu. Il rime avec feuillaison, floraison, exhalaison… et des horizons ouverts, loin de la ville. Je n’osais alors rêver d’un jardin mais j’ai bien retenu la leçon du rosiériste (dont j’ai oublié le nom). La fanaison est un critère essentiel à la sélection des rosiers : les roses doivent se faner plutôt que flétrir, s’effacer discrètement sans ternir la floraison des nouveaux boutons.

Plus doués que les roses pour ce doux effacement : les hydrangéas. Les hortensias bleus virent au rose mêlé de pourpre, ‘Early Sensation’ passe du blanc éclatant au rose orangé, la blanche ‘Annabelle’ revient au vert printanier avant de se faire transparente.

Hydrangea arborescens ‘Annabelle’

Notre ‘Phantom’, toujours bien droit, se colore de rose saumon…

Hydrangea paniculata ‘Phantom’

…et les vieux hortensias, des macrophyllas dont on ignore le nom, virent au rouge incandescent avant de passer aux pourpres violacés.