Intermède musico-littéraire

« …je l’aime bien, ce bruit de foule et de voitures, je me sens dans la ville comme dans un oeuf et j’en ai besoin de ce bruit vivant, c’est une corde qui m’enserre et me retient, une ancre. »

Elle devait se sentir comme un poisson hors de l’eau, là en bordure du parc thermal, dans la pimpante médiathèque de Vittel. Elle n’en a rien laissé paraître. Elle a emporté un sage public de lecteurs (surtout de lectrices) dans sa traversée du Paris des années 80 à petites bouffées de guitare rock d’Emilie Marsh. L’ Angleterre de Bowie, la Californie des Beach Boys, l’Ostende d’Arno et Marvin Gaye, les succès, les tournées, les podiums, des petits et grands moments de vie intime. Du rock et du spleen, de l’humour, de l’émotion.

La « lecture » a duré quarante minutes, on aurait aimé beaucoup plus. Seuls un ou deux couplets, une citation de Barbara. On peut espérer un grand spectacle poético-rock rythmé de quelques-unes des 23 chansons qui balisent le récit.

Jil Caplan sera à la Maison de la Poésie à Paris, fin mai. Pour les autres, « je vais là où l’on m’invite », dit-elle.

12 Replies to “Intermède musico-littéraire”

  1. Merci Danielle pour ce partage. Je vais parler de l’auteure avec mon libraire, tu me tentes. Les années 80 ont produit de bonnes choses, musique, cinéma, mode. La seule épine, du moins à mon avis, c’est que ce fut l’époque où l’on a admiré Bernard Tapie, la génération précédente admirait Sartre… Début de la dégringolade ? Amitiés

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    1. C’est vrai que ce sont les années « fric », le Sida et l’héroïne faisaient des ravages. Jil Caplan évoque tout cela à petites touches. C’est étonnant de voir comment on peut « habiter » sa ville, son époque si différemment selon les passions qui nous font courir…

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    1. Oui c’est le début de la fin de la chanson française. Et Ce n’est pas la musique mais l’écriture de Jil Caplan que j’ai aimé. Et le portrait d’une époque qu’elle trace de façon très franche, bien loin de la « mythologie » rock et de « l’esprit Canal+ ».

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    1. Moi aussi, je ne me souvenais que du nom et d’une bribe de chanson, « au nom de tout ce qui nous sépare »… Mais je me souviendrai de son livre., un récit qui en dit tellement sur son époque. C’est très personnel aussi mais rien à voir avec les déballages des autofictions. C’est direct et franc mais cela reste pudique, comme sa « lecture » publique. Bonne journée à toi Marie-Anne !!

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